TextVison est une application pour Android (pour l’instant) qui permet de prendre en photo un texte, de le récupérer sous forme de texte adaptable (après un rapide traitement OCR) et lui apporter quelques adaptations.
La photo de base est une image dont le texte ne peut être traité directement. L’application l’extrait et en fait un véritable texte.
Le fonctionnement est très simple : on commence par prendre en photo le texte que l’on souhaite adapter. L’application travaille sur l’image obtenue et en extrait le texte (traitement OCR). On valide le rendu (on peut corriger le texte avant validation) qui dépend nécessairement de la qualité de la photo de départ, puis l’application propose quelques adaptations comme l’alternance de lignes colorées, la mise en valeur de la ponctuation…
La police n’est pas encore paramétrable (c’est de l’Open-Dyslexic) et la taille n’est changeable que dans la version noir et blanc… On peut par contre générer un fichier Pdf de l’adaptation (pour l’imprimer) pour certaines adaptations, et l’on peut écouter le texte en continu ou mot à mot avec l’application.
Les textes récupérés (avant adaptations) sont disponibles, ce qui pratique pour faire des adaptations différentes du même texte.
Une application intéressante qui devra s’étoffer pour correspondre à un public plus important…
Dommage que l’on ne puisse pas récupérer le texte par copié collé pour se servir du traitement OCR (en fait on peut le faire juste avant la validation, mais après ce n’est plus possible). Dommage aussi de ne pas pouvoir redimensionner la photo avant le traitement OCR, ce qui permettrait d’éviter le traitement de bout de phrases indésirables.
Visuels
Quelques captures d’écran pour se faire une idée de la solution en ligne
Avantages et inconvénients
L’application est très simple à prendre en main. Elle est rapide mais dépend de la photo initiale (et c’est compréhensible…). Les adaptations manquent de paramétrages et de possibilités mais je pense que l’auteur va s’y atteler. Une application qui peut rendre service ponctuellement, notamment dans sa fonction de lecture oralisée.
Dans le cadre du portail Éduthèque, l’offre Fovéa, mise à disposition par ARTE, propose un ensemble de parcours pédagogiques numériques accessibles pour tous les élèves, porteurs de handicap ou non. Ils sont conçus autour de courts extraits vidéo de documentaires d’ARTE sur le thème de l’ouverture au monde.
L’ensemble des activités est ainsi réalisable par tous les enfants, y compris malvoyants, grâce à une compatibilité avancée avec les logiciels spécialisés de lecture d’écran.
Les enseignants ont la possibilité de créer un compte unique à communiquer à leurs élèves pour que ces derniers puissent accéder aux ressources du partenaire.
Visuels
Quelques captures d’écran pour se faire une idée de la solution en ligne
Avantages et inconvénients
Pour les plus grands, de courtes vidéos et des parcours de compréhension dans la foulée. Les transcriptions sont téléchargeables et des fiches pédagogiques clé en main sont aussi à récupérer. Intéressant quand le sujet correspond à ce que l’on souhaite travailler. Il n’y a pas encore assez de sujet à mon avis (voir les thèmes ci-dessous)
Découverte des religions (cycle 3)
Nouvelles cultures et modes de vie (cycle 3)
Venir d’ailleurs (cycle 3)
L’égalité fille-garçon (cycle 3)
L’émancipation des Noirs aux États-Unis (cycle 4)
Géographie et développement durable (cycle 4 – 2nde)
Coloriƨation est un complément pour Word et PowerPoint sous Windows 10 qui permet de mettre en couleur certaines parties d’un texte (coloriser). Il s’inspire de LireCouleur.
Le complément est un peu compliqué à installer car il faut installer avant un certificat : on le télécharge avant l’installateur de Coloriƨation (il faut l’ouvrir ensuite afin de l’installer dans les “magasins de certificats” “Autorités de certification racines de confiance” et “Éditeurs approuvés”). Tout est expliqué dans le guide d’installation avec des copies d’écran pour chaque étape. Ensuite seulement, on installe le complément Coloriƨation pour Word et pour Powerpoint (pas de difficulté à ce niveau). Je n’ai essayé que la version pour Word…
Pour ce qui est de son fonctionnement, il est très simple à utiliser : on sélectionne le texte que l’on souhaite formater et on clique sur l’un des icônes ajoutés à la barre de Word (voir les extraits visuels ci-après). Tout est paramétrable car un volet s’ouvre au choix de l’icône, permettant de choisir les options. Cette partie est extrêmement simple à prendre en main, de nombreux paramètres sont ajustables…
Visuels
Quelques captures d’écran pour se faire une idée de la solution en ligne
Avantages et inconvénients
L’application est très simple à utiliser. Il faudra passer l’installation du certificat mais les explications sont très claires… Évidemment, elle ne fonctionne qu’avec Word… et sous Windows 10.
Intrus est un générateur proposé par la classe de Florent qui permet en local de proposer plusieurs images ou mots (jusqu’à 8) et d’en trouver l’intrus. Pratique car l’enseignant met les images/mots qu’il souhaite, ce qui lui permet de coller au mieux aux besoins des élèves…
Le site propose un générateur qui permet de travailler à partir d’intrus images ou mots ou mélangés car c’est l’adulte qui met ses propres images… On télécharge un fichier Zip et l’on remplace les images De Florent par les images de son choix. Si l’élève se trompe, une croix rouge apparait et le mot choisi disparait ce qui réduit le choix suivant. Lorsque l’élève a trouvé, une étoile et une coche verte apparaissent. Le jeu est alors fini. C’est simple, efficace, tout en local. Il conviendra ensuite d’imaginer un menu en Html permettant aux élèves de faire des choix parmi différents jeux d’intrus possibles.
Visuels
Quelques captures d’écran pour se faire une idée de la solution en ligne
Avantages et inconvénients
Le générateur est très simple à utiliser. On remplace les images par ses propres images (ou images-mots). Le logiciel détecte automatiquement le nombre de mots/images (de 3 à 8 maxi), ce qui permet une variante de niveau.
L’interface est simple puisqu’il s’agit d’un lecteur Pdf. Il suffit d’ouvrir un fichier avec l’application. Vous disposez alors de nombreux outils qui permettent d’écrire, d’ajouter des annotations, des formes, surligner, souligner et rayer dans le fichier PDF. De plus vous pourrez fusionner, fractionner et pivoter les pages du fichier PDF. Une fois vos différentes actions terminées elles sont automatiquement enregistrées.
Visuels
Quelques captures d’écran pour se faire une idée de la solution en ligne
Avantages et inconvénients
L’application est intuitive. Il vaut mieux avoir une grande tablette et utiliser un pointeur pour davantage de précision. Couplée à une application permettant de scanner une page et de l’enregistrer en PDF, cette solution peut être pertinente.
PDF4Teachers est une application d’édition de documents PDF libre et open source. Elle permet d’apporter en surcouche des annotations sur le document au format Pdf. Elle propose surtout des possibilités de maintien en mémoire des annotations, ce qui facilite la multi-correction : toutes les annotations sont disponibles d’un document à l’autre, ce qui évite les saisies redondantes.
L’application permet quelques outils sur le fichier Pdf (rotation, déplacer les pages…) mais sa grande force réside dans le système de gestion des annotations : ses fonctionnalités d’historique et de favoris permettent de retrouver les annotations sauvegardées et de les insérer dans le nouveau document Pdf à corriger.
L’application intègre aussi des fonctions de barème, qui permettent de noter les copies plus rapidement : vous pouvez définir un barème sur un document, puis choisir de le copier sur d’autres documents. Le logiciel propose automatiquement la prochaine note à saisir et le total se calcule automatiquement.
Visuels
Quelques captures d’écran pour se faire une idée de la solution en ligne
Avantages et inconvénients
L’application est intéressante lors de corrections multiples (lors d’un confinement par exemple) puisqu’on garde l’ensemble des annotations précédentes (si on le souhaite évidemment).
Le jeu de Dobble est connu de tous. Il s’agit de trouver l’élément commun entre deux cartes tirées. Le site MiCetF, qui propose de nombreux outils et générateurs met à disposition un générateur de Dobble, soit sous forme de mots (13 minimum), soit en incorporant ses images.
Le site propose deux types de générateurs, l’un à partir de mots et l’autre à partir d’images. Pour le premier on entre les mots les uns en dessous des autres (on on copie-colle une liste…) et l’on choisit la forme des cartes (hexagone ou cercle). On peut alors jouer en ligne ou télécharger un fichier Pdf avec l’ensemble des cartes.
Pour la version images, on téléverse les images que l’on souhaite et le site génère là aussi une version jouable (mais qui est perdue dès la déconnexion) et sa version Pdf qu’il conviendra de découper, voire de plastifier. Le fonctionnement est très simple. A noter que les cartes sont orientées, c’est à dire qu’elle possède un sens de lecture, à la différence du Dobble officiel. Les images peuvent être aussi des images-mots permettant d’intervenir sur la police, la taille ou des éléments significatifs…
Visuels
Quelques captures d’écran pour se faire une idée de la solution en ligne
Avantages et inconvénients
Le site est très simple à utiliser. MiCetF est une référence et l’on ne peut que le remercier de mettre à dispositions tous ces outils. Les cartes générées permettront le travail de discrimination et d’entrainement à la lecture rapide (en lecture). Le site propose d’autres utilisation, notamment en calcul mental… A vous de voir.
CacheMot est un petit utilitaire qui peut aider lors de la structuration en mémoire d’adressage. En effet, il cache une partie du mot (selon des paramètres que l’on détermine), le joueur doit écrire en dessous le mot complet. On peut définir sa propre liste de mots et jouer sur les différents caches.
Le logiciel va puiser dans des fichiers texte contenant les mots à faire apparaître. On peut ainsi faire ses propres listes en fonction des mots étudiés. On peut aussi jouer sur la place et formes des caches qui viennent occulter une partie du mot et qui obligent à prendre des informations graphiques supplémentaires. On peut ainsi jouer sur :
Les caches sont les bandes bleues qui cachent partiellement le mot à deviner. Il y a 4 caches différents, afin de montrer progressivement et de plus en plus le mot. Par défaut :
Visuels
Avantages et inconvénients
Le logiciel est extrêmement simple d’utilisation. On peut réaliser ses propres listes de mots à travailler (à mettre dans sa mémoire orthographique) et jouer sur les parties de mots à cacher.
Le petit bureau est une plateforme en ligne qui propose un environnement sécurisé pour l’élève, où l’enseignant active ou pas des Widgets. Un environnement est possible aussi pour l’enseignant. Le projet s’enrichit au fur et à mesure mais est déjà très complet… Il peut être pertinent dans le cas d’un enseignement distanciel…
Le petit bureau est un service gratuit proposé sur le site monecole.fr. L’enseignant dispose d’un bureau (personnel mais aussi a accès au bureau qu’il élabore pour les élèves) très joli sur lequel il peut mettre des widgets comme un cahier de texte, la météo, un lien vers une vidéo, vers des documents mais aussi des widgets « automatiques » qui proposent un lieu à visiter, un travail sur le mot du jour… le tout complètement sécurisé. Le moteur de recherche Qwant Junior est intégré.
On dispose d’un tableau blanc intégré et on peut y glisser des animations interactives, ce qui peut permettre avec une vidéoprojection de fournir à la classe des visuels intéressants…
Pour celles et ceux qui utilisent déjà rallye-lecture.fr ou matheros.fr (calcul mental), c’est un identifiant unique qui est utilisé (une connexion pour la classe puis une identification individuelle).
A noter les liens vers tout l’univers de https://monecole.fr/ qui propose de nombreuses solutions en ligne pour certaines payantes comme le dernier qui se nomme classe-numérique.fr et qui permet d’organiser des plans de travail par élèves avec suivi des résultats…
Visuels
Quelques captures d’écran pour se faire une idée du logiciel
Avantages et inconvénients
Le petit bureau offre une solution en ligne sécurisée par l’enseignant qui ouvre ou pas les Widgets de son choix. Par exemple, il peut faire pointer un lien vers un cloud académique pour que l’élève retrouve un travail. L’environnement est très propre, son utilisation très intuitive et le tout est gratuit ! Un des nombreux projets de Lorin Walter : https://monecole.fr/author/orphys_me
Kalulu est une application pour Android destinée à faciliter l’apprentissage du décodage en lecture, grâce à l’enseignement systématique des correspondances graphème-phonème.
L’évaluation du logiciel n’a été réalisée que sur la partie lecture.
Actuellement l’application actuelle est « débloquée ». Elle vous permet d’accéder à toutes les leçons pour que vos enfants puissent jouer tout de suite au niveau qui leur convient.
Ne téléchargez les logiciels que sur les sites des éditeurs…
Installation : une fois téléchargée, l’application (sous forme de fichier Apk) se trouve dans le dossier de « Téléchargement » situé dans « Explorateur des fichiers » ou « Mes fichiers ». Au lancement de l’application, il faut accepter les sources inconnues car l’application n’est pas distribuée par Google Play.
Six codes sont préinstallés, il permettent à six joueurs différents de jouer sur la même tablette. Les six codes sont :
Fonctionnement
La pédagogie Kalulu pour la lecture est entièrement fondée sur l’enseignement explicite et systématique des correspondances graphèmes-phonèmes, dans un ordre optimisé pour tenir compte des statistiques et des difficultés de la langue française, et en faisant appel à des mots 100% décodables. Cette pédagogie correspond aux instructions du Ministère de l’Education Nationale.Les activités sont des « applications » que l’on peut partager (lien) ou intégrer dans son site ou son Genialy (iframe).
Kalulu comprend 20 jardins mentaux à parcourir. Dans chaque jardin, le chemin du haut fait apprendre les lettres, et le chemin du bas, les chiffres. La première fois que vous lancerez le jeu, l’introduction est un peu longue car, l’intégralité du jeu étant débloquée, le lapin Kalulu vous donnera toutes les consignes par niveau en une seule fois.
De petits jeux viennent s’insérer dans la progression sous forme de bilan : exemple pour le jeux des Fourmis : « Les fourmis t’ont apporté des mots. Ecoute et trouve le mot correctement écrit. Lis bien ! »
A la fin de chaque jardin, l’enfant se voit proposer un dernier jeu qui sert de bilan et évalue tous les graphèmes-phonèmes qui viennent d’être appris. L’objectif est de lire ce qui est écrit et de décider s’il s’agit d’un mot en français.
En glissant du doigt, l’enfant doit envoyer chaque mot proposé vers le drapeau français s’il s’agit d’un mot français, ou vers le drapeau de Kalulu pour un mot inventé.
Visuels
Quelques captures d’écran pour se faire une idée du logiciel
Avantages et inconvénients
Les +
Kalulu se joue hors-ligne – pas besoin d’accès internet. C’est un plus non négligeable.
Les –
Pour l’enseignant, le parent, l’accompagnant, l’application arrive sur un cerveau avec des zones colorées cliquables. Mais rien n’est indiqué concernant l’attribution des phonèmes travaillés à ces zones… Dommage.
Pour chaque phonème, on découvre déjà sa prononciation (de courtes vidéos qu’il serait pertinent d’accompagner par exemple de la description Borel-Maisonny…), puis d’une image référence du phonème (b = ballon).
Ensuite, on doit repasser sur l’écriture du graphème en majuscule et en minuscule. Pour ma part, le tracé a été difficile pour de nombreuses lettres, il a fallu s’y reprendre à plusieurs fois… de quoi décourager l’élève.
L’enfant accède ensuite à un jeu, par exemple le jeu des singes ou il s’agit de choisir entre deux propositions de graphèmes sous forme de noix de coco permettant l’écriture d’un mot prononcé.
Exemple le jeu pour le phonème « D » propose les mots : doux, vache lundi, douche et midi dans cet ordre. Je m’interroge sur le la pertinence
de commencer par un mot avec une lettre qui ne se prononce pas en final…
sur le fait de proposer des tirets qui symbolisent les phonèmes et non les lettres… L’élève cherche le nombre de lettres avec les tirets ou a compris que c’était des phonèmes en digramme, trigrammes…
de finir par un mot transparent (midi) et non commencer par lui…
de ne pas commencer par des lettres avec le phonème en amorce…
pour lundi, l’application propose le « u » ou le « un », ce qui peut engendrer une erreur chez l’élève…
…
…bref de nombreuses questions qui restent en suspens et qui ne font pas pour moi une application si efficiente que sa publicité voudrait le faire croire. Je reste dubitatif et attend une version plus rapide (le passage d’un écran à l’autre est parfois très lent), avec une progression à l’intérieur des jardins plus « scientifique ». L’application enfin reste sur des mots et ne travaille à aucun moment les stratégies sémantiques mais on est dans du décodage pure et dur et c’est peut-être ce que vous cherchez…